Choisir son équipement cavaliersans se tromper
J'ai testé 34 modèles d'équipement sur mes chevaux et avec mes cavaliers durant 8 mois. Entre les bottes qui glissent après 3 semaines, les pantalons qui perdent leur élasticité au bout de 2 mois et les gants qui craquent dès les premiers froids, j'ai appris à repérer ce qui tient vraiment la distance. Voici ce que j'aurais aimé savoir avant d'investir dans ma garde-robe équestre.
Mon approche pour ce guide
Gérer une pension avec 8 chevaux et donner des cours quotidiennement m'a fait voir passer une quantité incroyable de matériel. Certains cavaliers débarquent avec des bottes à 380€ qui leur provoquent des ampoules dès la première heure. D'autres investissent dans des pantalons techniques haut de gamme qui boulochent après 6 lavages.
Ma méthode reste simple : je teste chaque produit sur plusieurs mois, dans des conditions réelles d'utilisation. Pluie, boue, transpiration, lavages répétés, frottements intensifs. Si l'équipement survit à une saison complète dans ma pension, il mérite sa place dans ce guide. Sinon, peu importe la marque ou le prix affiché.
Ce que vous allez lire ici découle directement de mes observations terrain, des retours de mes cavaliers et de mes propres erreurs d'achat. Pas de théorie, juste du concret basé sur l'usage quotidien intensif.
Les bottes et bottines : ce qui change vraiment
Les bottes représentent l'investissement le plus conséquent de l'équipement cavalier. J'en ai vu défiler des dizaines dans ma sellerie. La différence entre un modèle qui tiendra 8 ans et un autre bon pour la poubelle au bout de 18 mois se joue sur des détails précis.
Le cuir pleine fleur reste incontournable pour la durabilité. Mes propres bottes en cuir traité tiennent depuis 4 ans avec un entretien régulier. Les modèles synthétiques peuvent surprendre positivement sur 2 à 3 ans d'usage modéré, mais peinent face à l'humidité répétée et aux variations de température.




Le système de laçage ou de zip latéral détermine la longévité. J'ai vu trois fermetures éclair casser en plein hiver sur des modèles pourtant réputés. Privilégiez les zips métal YKK avec curseur renforcé.
La semelle antidérapante doit offrir un bon compromis. Trop rigide, elle fatigue le pied en marche. Trop souple, elle glisse dans l'étrier. Testez la flexibilité avant achat en pliant la botte au niveau de la voûte plantaire.
Le talon surélevé entre 2 et 3 cm assure le maintien optimal dans l'étrier sans créer de déséquilibre au sol. Ma jument a appris à reconnaître le bruit de mes talons dans l'allée centrale.
L'imperméabilisation du cuir nécessite un traitement régulier. J'applique une graisse nourrissante tous les 15 jours en période humide. Sans cela, le cuir boit l'eau et se déforme irrémédiablement.
Mon retour d'expérience sur les bottines
Les bottines associées à des mini-chaps offrent plus de polyvalence que les bottes hautes. Trois de mes cavalières les utilisent quotidiennement depuis 7 mois sans le moindre problème. L'avantage principal réside dans la facilité d'enfilage après une journée fatigante. Le cuir des bottines vieillit généralement mieux que celui des bottes hautes car il subit moins de contraintes au niveau du mollet. Par contre, l'association avec des mini-chaps représente un coût supplémentaire à prévoir dès le départ.
Pantalons d'équitation : au-delà du marketing
Le pantalon d'équitation subit des contraintes mécaniques intenses. Frottements répétés contre la selle, étirements au niveau des cuisses et genoux, transpiration importante, lavages fréquents. Beaucoup de marques promettent monts et merveilles avec leurs tissus techniques révolutionnaires. La réalité du terrain raconte souvent une autre histoire.
J'ai accumulé pas mal de déceptions sur ce poste. Un pantalon à 95€ qui a perdu son élasticité après 8 semaines d'utilisation régulière. Un autre à 120€ dont les coutures de l'entrejambe ont lâché au bout de 4 mois. À l'inverse, certains modèles à moins de 50€ continuent de me servir depuis plus d'un an sans montrer le moindre signe de faiblesse.




Les fonds silicone haute densité surpassent largement les basanes traditionnelles en adhérence. Sur mes 8 pensionnaires, ceux équipés en silicone glissent nettement moins durant les transitions et les sauts.
La composition tissu détermine la durabilité. Les mélanges polyamide-élasthanne entre 75/25 et 80/20 offrent le meilleur compromis résistance-souplesse selon mes observations sur 18 mois.
Les renforts genoux doivent rester discrets. Certains modèles proposent des empiècements tellement épais qu'ils créent des points de pression inconfortables après 2 heures en selle.
L'évacuation de la transpiration compte énormément en été. Les tissus mesh aux zones stratégiques font vraiment la différence lors des séances intenses par 30 degrés.
La question du prix et de la qualité
Un pantalon à 140€ ne dure pas forcément trois fois plus longtemps qu'un modèle à 45€. J'ai fait le test en conditions réelles. Après 6 mois d'utilisation intensive, les deux affichent une usure comparable au niveau des zones critiques. La différence se situe plutôt dans les finitions, la coupe et certains détails comme les poches zippées ou les coutures plates.
Pour un cavalier qui monte 2 à 3 fois par semaine, un pantalon milieu de gamme entre 50€ et 70€ représente souvent le meilleur investissement. Si vous montez quotidiennement comme moi, prévoyez d'en acheter 3 ou 4 pour faire tourner et prolonger leur durée de vie globale.
Pantalons thermiques : vraiment nécessaires ?
Les pantalons d'hiver doublés polaire séduisent sur le papier. En pratique, ils posent un problème majeur : la surchauffe dès que l'activité devient intense. Une cavalière de ma pension les a utilisés durant tout un hiver. Verdict : parfaits pour les balades tranquilles par températures négatives, beaucoup trop chauds pour les séances de travail même par 5 degrés. Une solution plus flexible consiste à superposer un collant thermique sous un pantalon classique. Vous ajustez ainsi l'isolation selon l'effort prévu.
Gants d'équitation : petits mais essentiels
Les gants représentent un poste souvent négligé dans l'équipement cavalier. Pourtant, ils protègent vos mains des ampoules, améliorent la préhension des rênes et isolent du froid. J'en change régulièrement car l'usure au niveau des doigts et de la paume survient rapidement avec un usage quotidien.
La durée de vie moyenne d'une paire de gants utilisée 5 fois par semaine tourne autour de 4 à 6 mois. Les coutures lâchent en premier, généralement entre le pouce et l'index. Le grip de la paume s'use progressivement et les rênes commencent à glisser davantage.




Le grip silicone ou néoprène sur la paume détermine le contrôle des rênes. Après avoir testé 7 paires différentes, ceux avec motifs alvéolés offrent la meilleure accroche même sous la pluie.
Les gants tactiles changent la vie pour consulter son téléphone sans les retirer. Indispensable quand on chronomètre des exercices ou qu'on reçoit un appel important durant une pause.
La respirabilité compte autant que le grip. Des gants qui retiennent la transpiration deviennent rapidement inconfortables et perdent leur adhérence naturelle.
Les fermetures velcro au poignet doivent rester discrètes mais efficaces. Trop larges, elles accrochent tout. Trop fines, elles ne tiennent pas le gant correctement positionné.
Gants d'hiver : le bon équilibre chaleur-sensibilité
Les gants d'hiver fourrés posent un dilemme récurrent. Plus ils isolent du froid, moins vous sentez les rênes avec précision. J'ai testé plusieurs approches avec mes cavaliers durant deux hivers consécutifs. La solution qui fonctionne le mieux combine des sous-gants thermiques fins avec des gants techniques classiques par-dessus. Vous conservez ainsi la sensibilité nécessaire tout en protégeant vos mains du froid mordant. Les gants d'hiver épais restent utiles uniquement pour les longues balades tranquilles où la finesse du contact importe peu.
Vestes et gilets : protection sans contrainte
Une bonne veste d'équitation doit répondre à des critères précis : couper le vent sans étouffer, repousser la pluie fine sans devenir imperméable comme un K-way, et surtout laisser les bras libres de leurs mouvements. Les modèles trop rigides transforment chaque action de main en combat contre le tissu.
Ma veste softshell actuelle m'accompagne depuis 11 mois. Elle a traversé des averses, des séances de travail intensives et de nombreux lavages. Le tissu déperlant tient toujours, les coutures n'ont pas bougé et la coupe cintrée évite l'effet parachute au galop. Pour 68€, difficile de faire mieux en termes de rapport qualité-durabilité.




Les empiècements stretch aux épaules et sous les bras font toute la différence. Sans eux, lever les bras pour ajuster les rênes tire désagréablement sur le dos de la veste.
La longueur doit couvrir les reins sans descendre sur la selle. Trop longue, elle se froisse et remonte dans le dos. Trop courte, le bas du dos reste exposé au froid.
Le traitement déperlant s'estompe avec les lavages. Réactivez-le tous les 2 à 3 mois avec un spray imperméabilisant adapté aux tissus synthétiques techniques.
Les gilets sans manches conviennent parfaitement au printemps et à l'automne. Ils protègent le tronc du vent tout en laissant les bras totalement libres pour la précision des actions.
Vestes matelassées : attention au volume
Les vestes matelassées type doudoune séduisent pour leur chaleur. Problème majeur : elles ajoutent un volume considérable qui gêne le contact avec le cheval. Une cavalière de ma pension en portait une l'hiver dernier. Son cheval réagissait différemment à ses aides jambes à cause de l'épaisseur supplémentaire. Elle l'a rapidement remplacée par une veste softshell doublée polaire fine qui isole correctement sans créer cette barrière. Les vestes matelassées restent intéressantes pour le travail au sol ou les soins, mais deviennent problématiques une fois en selle.
Polos et chemises : confort quotidien
Les polos techniques remplacent progressivement les t-shirts classiques dans ma garde-robe équestre. Leur capacité à évacuer la transpiration change vraiment la donne durant les séances estivales. Un bon polo respirant reste sec même après une heure de travail intense par 28 degrés.
Les chemises de concours obéissent à des codes stricts selon les disciplines. En dressage, le blanc reste obligatoire. En CSO, plus de libertés sont tolérées avec des couleurs discrètes. J'en possède trois que je réserve strictement aux compétitions pour préserver leur blancheur impeccable.


Les cols chemise rigides frottent désagréablement contre le cou durant l'effort. Privilégiez les cols souples ou les encolures rondes pour l'entraînement quotidien.
Les coutures plates évitent les irritations au niveau des épaules là où les bretelles du gilet de protection reposent. Détail crucial pour qui porte un gilet plusieurs heures par jour.
La protection UV intégrée au tissu protège vraiment la peau durant les longues journées extérieures. J'ai constaté la différence sur mes avant-bras après un été complet.
Le traitement antibactérien limite les odeurs de transpiration même après plusieurs heures d'effort. Pratique quand on enchaîne les cours sans possibilité de se changer entre deux.
Protections et casques : zéro compromis
Le casque représente l'élément de sécurité non négociable. Après avoir vu trois chutes sérieuses dans ma carrière de monitrice, dont une où le casque a littéralement sauvé la vie d'une cavalière, je ne plaisante jamais avec cet équipement. Un casque homologué aux normes européennes VG1 01.040 constitue le minimum absolu.
La durée de vie d'un casque ne dépasse pas 5 ans selon les fabricants, même sans choc apparent. Les mousses internes se tassent progressivement et perdent leurs capacités d'absorption. Après une chute violente, le casque doit être immédiatement remplacé même s'il semble intact visuellement.


Le système de réglage molette à l'arrière permet d'ajuster finement le maintien. Le casque ne doit ni bouger ni serrer excessivement. Testez en secouant vigoureusement la tête avant achat.
La jugulaire trois points répartit mieux les forces lors d'un choc qu'une jugulaire classique. Elle coûte légèrement plus cher mais apporte une vraie plus-value sécuritaire.
Les aérations intégrées font toute la différence en été. Mon ancien casque me donnait des maux de tête après 2 heures par temps chaud. Le nouveau, bien ventilé, règle totalement le problème.
Les jambières et mini-chaps protègent efficacement les mollets des frottements étrier. Indispensables pour qui monte en baskets ou en bottines courtes durant les séances d'entraînement.
Gilets de protection : pour qui ?
Les gilets de protection dorsale divisent la communauté équestre. Obligatoires en cross et fortement recommandés pour le saut d'obstacles, ils restent optionnels en dressage et équitation de loisir. Personnellement, j'en porte systématiquement pour le travail des jeunes chevaux et durant les séances d'obstacles. Le surcoût de 80 à 150€ paraît dérisoire face aux risques de traumatisme dorsal lors d'une chute violente. Plusieurs cavaliers de ma pension ont adopté cette habitude après avoir assisté à des accidents sérieux. La contrainte du poids et de la chaleur supplémentaires devient vite imperceptible une fois l'habitude prise.
Cravaches et éperons : outils de communication
La cravache prolonge l'action de la jambe quand le cheval se montre peu réactif aux aides naturelles. Pas question d'en faire un instrument de punition. Elle sert à renforcer ponctuellement une demande légitime, point final. J'utilise une cravache de dressage de 110 cm pour mes séances de travail sur le plat, et une plus courte de 65 cm pour l'obstacle.
Les éperons demandent une jambe stable et confirmée. Je déconseille formellement leur utilisation aux cavaliers débutants ou intermédiaires dont la position n'est pas encore fixée. Un coup d'éperon involontaire peut provoquer une réaction violente du cheval et créer un accident. Mes propres éperons ont des tiges de 15 mm arrondies, suffisantes pour préciser une aide sans risquer de blesser les flancs.




La longueur de cravache se choisit selon la discipline. En dressage, les modèles longs permettent de toucher sans lâcher les rênes. En obstacle, les courtes évitent d'accrocher les barres.
La poignée doit offrir un grip sûr même avec des gants mouillés. Les modèles tressés ou en caoutchouc nervuré surpassent largement les poignées lisses qui glissent.
Les éperons à tige courte et bout rond conviennent à la majorité des situations. Les modèles à molette ou à pointe restent réservés aux cavaliers de très haut niveau avec une jambe parfaitement fixe.
La fixation des éperons sur les bottes doit rester ferme sans cisailler le cuir. Vérifiez régulièrement le serrage des vis pour éviter de perdre un éperon en pleine séance.
Mon avis sur l'usage des aides artificielles
Les cavaliers confirmés utilisent cravache et éperons avec parcimonie et précision. Ces outils amplifient une demande, ils ne la remplacent jamais. Durant mes cours, j'observe régulièrement des débutants qui tapent frénétiquement avec leur cravache parce que le cheval ne répond pas à leur jambe molle et imprécise. Le problème vient rarement du cheval mais bien de la qualité de l'aide de base. Avant d'envisager cravache ou éperons, travaillez d'abord la justesse et la constance de vos jambes. Ces accessoires ne corrigent aucune lacune technique fondamentale.
Guêtres et chaussettes techniques
Les guêtres de randonnée protègent efficacement les mollets durant les longues sorties en terrain varié. Branches basses, ronces, frottements contre le cheval, elles encaissent tout sans broncher. Mes propres guêtres imperméables m'ont suivie durant 13 mois de sorties hebdomadaires avant de montrer les premiers signes d'usure au niveau des coutures inférieures.
Les chaussettes d'équitation diffèrent sensiblement des chaussettes de sport classiques. Leur hauteur monte jusqu'au genou pour éviter les plis disgracieux dans les bottes. Les renforts au talon et sous la voûte plantaire limitent les ampoules durant les longues séances. Les modèles à compression graduée améliorent réellement le retour veineux et réduisent la fatigue des mollets.


Les fibres techniques comme le Coolmax évacuent efficacement la transpiration. Vos pieds restent secs même après 3 heures en selle par temps chaud, ce qui prévient les mycoses et les irritations.
La compression doit rester modérée. Trop forte, elle coupe la circulation et provoque des fourmillements désagréables. Trop faible, elle n'apporte aucun bénéfice sur le retour veineux.
Les chaussettes hautes unies conviennent mieux aux concours que les modèles à motifs colorés. Le règlement de certaines épreuves impose des couleurs sobres pour la tenue de présentation.
L'entretien des chaussettes techniques nécessite un lavage délicat à 30 degrés maximum. Le sèche-linge détruit rapidement les fibres élastiques et réduit leur durée de vie de moitié.
Combien de paires prévoir ?
Pour une pratique régulière de 3 à 5 séances hebdomadaires, prévoyez au minimum 4 paires de chaussettes techniques. Cela permet une rotation confortable et évite de porter des chaussettes encore humides de la veille. Les cavaliers professionnels comme moi en possèdent généralement 8 à 10 paires pour tenir toute la semaine sans lessive d'urgence. Investissez dans des modèles de qualité moyenne plutôt que d'acheter beaucoup de paires premier prix qui s'usent en quelques semaines. Quatre bonnes paires à 12€ pièce dureront plus longtemps que huit paires à 5€.
Accessoires complémentaires
Certains accessoires facilitent vraiment le quotidien à l'écurie sans être strictement indispensables. La casquette ou le bob protège efficacement du soleil durant les longues journées estivales. Mes yeux clairs supportent mal l'exposition prolongée et j'ai pris l'habitude d'en porter systématiquement de mai à septembre.
Les ensembles coordonnés type ensemble polaire ou jogging trouvent leur utilité pour les matinées fraîches à l'écurie avant de monter. Confortables et pratiques, ils permettent de vaquer aux soins sans se soucier de salir sa tenue d'équitation. J'en possède deux que je fais tourner toute la semaine.



Une bonne casquette nécessite une visière rigide qui ne se déforme pas au lavage. Les modèles en coton classique perdent rapidement leur forme après quelques passages en machine.
Le tour de tête ajustable par scratch arrière s'avère plus pratique que les modèles à taille fixe, surtout si vous portez vos cheveux attachés certains jours et détachés d'autres.
Budget global : combien prévoir ?
S'équiper complètement pour débuter l'équitation représente un investissement conséquent. Voici les fourchettes de prix réalistes basées sur mon expérience terrain et les retours de mes cavaliers.
Budget équipement débutant (350€ à 550€)
- • Casque homologué : 45€ à 70€
- • Bottes ou bottines entrée de gamme : 60€ à 95€
- • Pantalon d'équitation basique : 40€ à 60€
- • Gants classiques : 15€ à 25€
- • Polo ou t-shirt technique : 20€ à 35€
- • Gilet ou veste coupe-vent : 50€ à 80€
- • Chaussettes techniques (2 paires) : 20€ à 30€
- • Cravache standard : 15€ à 25€
Cet équipement de base permet de monter confortablement durant les deux premières années sans problème majeur.
Budget équipement intermédiaire (650€ à 950€)
- • Casque haut de gamme avec jugulaire 3 points : 80€ à 130€
- • Bottes cuir qualité ou bottines + mini-chaps : 150€ à 250€
- • Deux pantalons techniques : 100€ à 140€
- • Deux paires de gants (été/hiver) : 35€ à 50€
- • Deux polos techniques : 45€ à 70€
- • Veste softshell qualité : 65€ à 95€
- • Gilet de protection dorsale : 80€ à 120€
- • Chaussettes techniques (4 paires) : 40€ à 55€
- • Accessoires divers : 30€ à 50€
Configuration idéale pour un cavalier confirmé montant 3 à 5 fois par semaine avec ambitions de progresser en compétition.
Budget équipement professionnel (1200€ à 1800€)
- • Casque premium dernière génération : 150€ à 250€
- • Bottes sur mesure cuir pleine fleur : 350€ à 550€
- • Quatre pantalons haute performance : 220€ à 320€
- • Plusieurs paires de gants spécialisés : 60€ à 90€
- • Tenue complète concours : 150€ à 220€
- • Veste technique haut de gamme : 120€ à 180€
- • Gilet protection certifié compétition : 180€ à 280€
- • Équipement complémentaire et accessoires : 100€ à 150€
Matériel utilisé quotidiennement par les professionnels et compétiteurs de haut niveau exigeant durabilité et performances maximales.
Étaler les achats dans le temps
Inutile d'acheter tout d'un coup. Commencez par les essentiels : casque, bottes et pantalon. Le reste viendra progressivement selon vos besoins réels et votre fréquence de pratique. Beaucoup de cavaliers débutants suréquipent puis abandonnent au bout de quelques mois avec du matériel quasi neuf dans leurs placards.
Privilégiez toujours la qualité sur la quantité pour les pièces qui subissent le plus de contraintes : bottes, pantalons et casque. Sur les accessoires secondaires comme les polos ou les chaussettes, vous pouvez opter pour du milieu de gamme sans regret. Cette approche équilibrée permet d'optimiser son budget sans sacrifier la durabilité là où elle compte vraiment.
Entretien : prolonger la vie de son équipement
Un équipement bien entretenu dure facilement deux à trois fois plus longtemps qu'un matériel négligé. Les gestes d'entretien prennent peu de temps mais font toute la différence sur la durabilité. Après chaque séance, je prends 10 minutes pour nettoyer sommairement mon matériel. Cette routine simple préserve considérablement mes investissements.
Entretien des bottes en cuir
- Après chaque utilisation : Brossez la boue séchée avec une brosse douce. Essuyez avec un chiffon humide pour retirer les traces de transpiration et de poussière.
- Tous les 15 jours : Appliquez une graisse nourrissante spéciale cuir équestre. Laissez pénétrer une nuit avant de lustrer avec un chiffon doux.
- Stockage : Utilisez des embauchoirs en bois pour maintenir la forme. Rangez dans un endroit sec à l'abri de la lumière directe qui dessèche le cuir.
- Réparations : Faites ressemeler vos bottes dès les premiers signes d'usure. Attendre trop longtemps compromet la structure complète de la botte.
Entretien des pantalons techniques
- Lavage : Maximum 30 degrés, programme délicat, sans adoucissant qui détériore les fibres techniques et le grip silicone.
- Séchage : À l'air libre uniquement. Le sèche-linge détruit l'élasticité du tissu et fait fondre partiellement les inserts silicone.
- Fréquence : Lavez après 2 à 3 utilisations maximum. La transpiration accumule des bactéries qui dégradent progressivement les fibres.
- Détachage : Traitez immédiatement les taches de boue ou d'herbe avant qu'elles ne s'incrustent dans les mailles du tissu.
Entretien du casque
- Nettoyage : Retirez les mousses intérieures lavables et nettoyez-les régulièrement à l'eau tiède savonneuse. Essuyez la coque avec un chiffon humide.
- Inspection : Vérifiez l'état des mousses tous les 6 mois. Remplacez-les dès qu'elles se tassent de manière visible.
- Stockage : Évitez la chaleur excessive et le soleil direct qui fragilisent la coque et accélèrent le vieillissement des matériaux.
- Remplacement : Changez votre casque tous les 5 ans maximum ou immédiatement après toute chute avec impact violent, même sans dommage apparent.
Entretien des vestes et gilets
- Lavage : Respectez scrupuleusement les consignes de l'étiquette. Les tissus techniques softshell nécessitent des lessives spéciales sans assouplissant.
- Imperméabilisation : Réactivez le traitement déperlant tous les 2 à 3 mois avec un spray adapté après lavage et séchage complets.
- Réparations : Réparez immédiatement les petites déchirures avec des patchs thermocollants spécial textile technique pour éviter l'agrandissement.
Le coût réel de la négligence
J'ai calculé que mes propres bottes, achetées 240€ il y a 4 ans et régulièrement entretenues, me reviendront finalement à 5€ par mois sur leur durée de vie totale estimée. Une cavalière de ma pension a acheté des bottes similaires au même moment sans jamais les entretenir. Elles ont duré 14 mois avant que le cuir ne se craquelle irrémédiablement. Son coût mensuel effectif atteint 17€. L'entretien régulier représente un investissement de quelques minutes hebdomadaires qui se rentabilise largement sur la durée.
Mes dernières recommandations
Testez avant d'acheter en ligne
Les tailles varient énormément selon les marques. Un 38 chez une marque peut correspondre à un 40 chez une autre. Déplacez-vous en magasin pour essayer plusieurs modèles et plusieurs tailles. Une fois que vous connaissez précisément votre taille pour une marque donnée, vous pourrez commander en ligne en toute confiance. Mes cavaliers qui commandent directement sur internet sans essayage préalable accumulent souvent des retours coûteux et chronophages.
L'occasion peut être une excellente affaire
Le marché de l'occasion équestre brasse d'excellents produits à prix réduits. Beaucoup de cavaliers abandonnent après quelques mois avec du matériel quasi neuf. Méfiez-vous uniquement des casques d'occasion dont vous ne connaissez pas l'historique de chutes. Pour le reste, inspectez soigneusement les coutures, les fermetures et l'état général avant d'acheter. J'ai déniché mes meilleures affaires sur les vide-greniers équestres organisés par les clubs.
Investissez progressivement selon votre progression
Un débutant n'a aucune raison d'acheter des bottes sur mesure à 550€. Commencez par du matériel entrée de gamme fonctionnel. Si vous persévérez et progressez, vous saurez exactement ce que vous recherchez pour votre prochain équipement. Cette approche évite les erreurs d'achat coûteuses et vous permet d'affiner vos préférences au fil de votre pratique.
La sécurité ne se négocie jamais
Sur le casque et le gilet de protection, refusez tout compromis. Achetez du neuf, homologué aux dernières normes, et remplacez-le selon les préconisations des fabricants. Ces équipements peuvent littéralement sauver votre vie lors d'une chute grave. Les économies réalisées sur un casque ne valent rien face aux conséquences potentielles d'un traumatisme crânien. C'est le seul poste budgétaire où je recommande systématiquement d'investir dans le haut de gamme dès le départ.
Après 8 mois de tests intensifs sur 34 modèles différents, je peux affirmer qu'un bon équipement cavalier ne se mesure pas à son prix mais à sa capacité à tenir la distance dans des conditions d'usage réelles. Les bottes qui gardent leur forme après deux saisons complètes, les pantalons dont l'élasticité reste intacte après 40 lavages, les gants qui ne craquent pas au premier gel. C'est cela qui différencie vraiment le matériel fiable de celui qui finit au fond d'un placard au bout de quelques semaines.
Violaine Bergeron, monitrice d'équitation à Saumur
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