Tapis de Selle et AmortisseursMon Guide Après 38 Modèles Testés
J'ai équipé 8 pensionnaires et testé 38 tapis différents sur mes deux chevaux depuis 19 mois. Entre les modèles qui glissent après deux sorties, ceux qui rétrécissent au premier lavage et ceux qui tiennent vraiment la route, j'ai appris à repérer ce qui fonctionne. Voici ce que mes chevaux et mes cavaliers utilisent réellement au quotidien.
Pourquoi j'ai testé autant de tapis
Quand j'ai ouvert ma pension, je pensais qu'un tapis était juste un tapis. J'achetais celui qui me semblait joli, dans mon budget. Résultat : ma jument développait des zones sensibles sur le dos, plusieurs tapis perdaient leur forme après trois lavages, et certains glissaient tellement qu'il fallait resangler en pleine séance.
Aujourd'hui, chaque tapis de ma sellerie a été porté pendant au moins 4 mois sur différents chevaux avant que je le recommande. Je note comment il vieillit, s'il garde sa forme, si le tissu tient bon au lavage répété. Mes pensionnaires testent sans le savoir, et leurs retours après plusieurs semaines me disent exactement ce qui marche.
Comment choisir son tapis de selle
Quatre critères que je vérifie systématiquement avant d'investir dans un nouveau tapis
L'épaisseur et la densité
Un tapis trop fin ne protège rien. Trop épais, il crée un déséquilibre. J'ai une jument avec un dos légèrement creux : elle a besoin d'un tapis bien matelassé pour combler l'espace. Mon jeune hongre au garrot prononcé supporte mieux un tapis plus fin qui ne le surhausse pas.
Ce que je teste : je pose le tapis à plat, j'appuie fermement avec la paume. S'il s'écrase complètement, il ne tiendra pas sous le poids d'un cavalier. S'il reste trop rigide, il ne va pas épouser le dos. L'idéal se situe entre les deux, une densité qui absorbe sans s'affaisser.
Le maintien en place
Les tapis qui glissent, c'est ma hantise. J'ai perdu du temps en cours à repositionner des tapis qui bougeaient à chaque transition. Certains cavaliers devaient même descendre pour réajuster en pleine reprise.
Désormais, je vérifie la surface de contact : les tissus antidérapants en silicone fonctionnent vraiment. Les coupes anatomiques avec passage de sangle bien positionné aident aussi. Un bon tapis reste à sa place même après une heure de travail intensif, sans qu'on ait besoin d'y penser.
La respirabilité du tissu
Un cheval qui transpire sous son tapis, c'est normal. Un cheval qui arrive trempé après 40 minutes de travail modéré, c'est que le tissu ne respire pas assez. J'ai testé des tapis synthétiques qui créaient un vrai effet sauna, même en hiver.
Les meilleurs tapis évacuent l'humidité rapidement. Le coton naturel fonctionne bien, certains tissus techniques aussi. Je pose ma main sous le tapis après une séance : si c'est juste humide, parfait. Si c'est détrempé au point de coller, le tapis ne convient pas.
La tenue au lavage
Les tapis passent en machine toutes les deux semaines chez moi, parfois plus souvent l'été. Certains ont rétréci de plusieurs centimètres dès le premier lavage. D'autres ont vu leurs coutures lâcher après cinq passages. Le pire : un tapis bordeaux qui a déteint sur le dos blanc de ma jument.
Maintenant, je lave systématiquement un tapis neuf avant de l'utiliser, pour voir comment il réagit. Les bons tapis gardent leur forme, leurs couleurs et leur densité même après 15 lavages. Ceux-là valent vraiment leur prix.
Tapis classiques en coton matelassé
Ces tapis constituent la base de ma sellerie. Je les utilise quotidiennement sur mes chevaux depuis plus d'un an pour certains modèles. Ils absorbent correctement la transpiration, se lavent facilement et ne déforment pas avec le temps.
Ce qui m'a surprise : le prix ne fait pas tout. Mon tapis préféré à 29 euros tient mieux que celui acheté 68 euros il y a deux ans, qui a perdu son gonflant après 6 mois d'utilisation régulière.



Le coton naturel évacue vraiment bien l'humidité. Mes chevaux arrivent moins trempés qu'avec mes anciens tapis synthétiques premier prix. La différence se voit surtout l'été.
Le matelassage épais répartit le poids sur toute la surface du dos. Ma jument qui avait des points sensibles au niveau du garrot n'a plus aucune réaction depuis que j'utilise ces modèles.
J'ai lavé certains de ces tapis plus de 20 fois. Ils gardent leur forme, les coutures tiennent bon et les couleurs ne bavent pas. Ça compte quand on lave toutes les deux semaines.
La coupe anatomique avec dégagement de garrot évite les compressions. Mes cavaliers ne se plaignent plus de tapis qui créent des bosses sous la selle pendant les cours.
Mon erreur avec les tapis trop fins
Il y a 14 mois, j'ai acheté trois tapis à 19 euros pièce pour équiper mes nouveaux pensionnaires. L'idée était d'économiser sur le budget démarrage. Erreur. Au bout de 6 semaines, les trois tapis avaient perdu la moitié de leur épaisseur. Le garnissage s'était tassé de façon irréversible.
Résultat : une cavalière se plaignait de douleurs dorsales parce que son tapis ne protégeait plus rien, et mon jeune cheval montrait des signes d'inconfort au sanglage. J'ai dû racheter trois tapis corrects à 35 euros l'unité. Au final, j'aurais dû investir directement dans du matériel qui tient.
Depuis, je vérifie systématiquement la densité du garnissage. Je presse le tapis entre mes mains avant l'achat : s'il s'écrase complètement et ne reprend pas sa forme rapidement, je passe mon chemin. Les bons tapis résistent à la pression et retrouvent leur épaisseur en quelques secondes.
Tapis premium avec technologies avancées
Ces tapis représentent un vrai investissement. Je les ai testés pendant 9 mois sur mes deux chevaux et plusieurs pensionnaires. La différence se ressent immédiatement : meilleure stabilité, confort supérieur, finitions impeccables.
Sincèrement, tous les cavaliers ne verront pas la différence. Pour du travail occasionnel en carrière, un tapis classique suffit largement. Mais pour mes élèves qui sautent régulièrement ou font de longues sorties, ces modèles changent vraiment la donne.


Les inserts en gel épousent parfaitement la morphologie du dos. Ma jument qui a un dos légèrement asymétrique ne présente plus aucune zone de pression depuis que j'utilise ce type de tapis.
Le tissu technique anti-bactérien limite vraiment les odeurs. Même après une semaine d'utilisation intensive l'été, le tapis ne sent pas le fauve comme mes anciens modèles basiques.
La technologie anti-glisse fonctionne remarquablement bien. Plus besoin de repositionner le tapis trois fois pendant une séance de saut, il reste parfaitement en place même après 15 obstacles.
Ces tapis sèchent deux fois plus vite que mes modèles classiques. Pratique quand on a plusieurs séances dans la journée et qu'on ne peut pas attendre 24 heures entre deux utilisations.
Quand investir dans du haut de gamme
Une de mes cavalières a acheté un tapis premium à 72 euros alors qu'elle montait deux fois par mois en balade tranquille. Franchement, ce n'était pas nécessaire. Un bon tapis classique à 35 euros aurait parfaitement fait l'affaire pour son usage.
Par contre, j'ai une autre cavalière qui travaille son cheval 5 fois par semaine en CSO et dressage. Elle a commencé avec un tapis basique qui a tenu 4 mois avant de se tasser complètement. Elle est passée sur un modèle premium : 11 mois plus tard, le tapis est toujours comme neuf.
Mon conseil : si vous montez moins de 3 fois par semaine, gardez votre budget pour autre chose. Si vous montez quotidiennement ou que votre cheval a un dos sensible, le haut de gamme s'amortit rapidement. Calculez sur deux ans minimum pour voir la différence de coût réel.
Amortisseurs pour protection renforcée
Les amortisseurs se placent entre le tapis et la selle pour compenser un défaut d'ajustement ou protéger davantage le dos. Je les utilise principalement sur mon jeune cheval qui a un garrot très marqué, et sur ma jument pendant la saison de concours.
Attention : un amortisseur ne remplace pas une selle bien adaptée. J'ai vu trop de cavaliers essayer de compenser une selle inadaptée avec des couches d'amortisseurs. Ça ne fonctionne pas sur le long terme. L'amortisseur vient en complément, pas en solution miracle.


L'épaisseur calibrée absorbe vraiment les chocs répétés. Mon jeune cheval ne présente plus aucune sensibilité dorsale après les séances de saut depuis que j'utilise cet amortisseur.
Le gel ou la mousse à mémoire de forme s'adaptent progressivement à la morphologie. Les premières utilisations semblent un peu rigides, mais après 5 séances le matériau épouse parfaitement le dos.
Les découpes anatomiques permettent de cibler les zones sensibles. J'utilise un modèle avec dégagement vertébral sur ma jument qui a eu une blessure au niveau des lombaires il y a deux ans.
Certains amortisseurs se lavent en machine, d'autres seulement à la main. Vérifiez bien avant d'acheter, parce que le lavage manuel tous les 15 jours devient vite contraignant.
Le piège des amortisseurs trop épais
J'ai testé un amortisseur de 3 cm d'épaisseur il y a 7 mois. L'idée était de maximiser la protection dorsale de ma jument. Première sortie : impossible de seller correctement. La sangle arrivait à peine à fermer, et même au dernier trou, l'ensemble restait instable.
En plus, l'épaisseur excessive modifiait complètement mon équilibre en selle. J'étais perchée trop haut, mes aides devenaient imprécises, et la connexion avec ma jument disparaissait. Au bout de 20 minutes, j'ai dû tout retirer et recommencer avec un montage normal.
Maintenant, je ne dépasse jamais 1,5 cm d'épaisseur pour un amortisseur standard. C'est suffisant pour protéger sans déséquilibrer l'ensemble. Si vous avez besoin de plus d'épaisseur, c'est probablement que votre selle n'est pas adaptée à la morphologie de votre cheval.
Pads western pour équitation américaine
Les pads western ont une fonction différente des tapis classiques. Beaucoup plus épais, ils absorbent le poids important d'une selle western tout en protégeant le dos pendant de longues heures de travail. J'en utilise un depuis 8 mois sur mes sorties en extérieur.
La laine naturelle respire remarquablement bien. Même après 3 heures de balade par forte chaleur, le dos de ma jument reste à peine humide. Mes anciens tapis synthétiques la laissaient complètement trempée après une heure seulement.

La laine naturelle régule vraiment la température. Le dos du cheval reste frais l'été et protégé du froid l'hiver. Cette thermorégulation naturelle fonctionne bien mieux que les synthétiques que j'ai testés.
L'épaisseur généreuse absorbe efficacement le poids d'une selle western. Ma selle pèse 16 kg, et le pad répartit cette charge sur toute la surface dorsale sans créer de points de pression.
Les finitions traditionnelles avec motifs tissés résistent bien à l'usure. Après 8 mois d'utilisation régulière, les broderies sont toujours impeccables et aucun fil ne s'est détaché.
L'entretien demande plus d'attention qu'un tapis classique. La laine se brosse régulièrement et se lave moins souvent, mais quand on connaît la routine, ça prend 10 minutes par semaine maximum.
Les erreurs de lavage qui ruinent un tapis
J'ai détruit trois tapis en 6 mois avant de comprendre comment les laver correctement. Le premier a rétréci de 8 cm après un passage en machine à 60 degrés. Le deuxième a perdu tout son gonflant parce que je l'avais mis au sèche-linge. Le troisième a déteint sur le dos blanc de ma jument après un lavage avec une couverture rouge.
Maintenant, je lave systématiquement à 30 degrés maximum, avec une lessive spéciale textile délicat. Je ne mélange jamais les couleurs, même pour des tapis qui ont déjà été lavés 10 fois. Et surtout, séchage à l'air libre uniquement, jamais au sèche-linge qui tasse irrémédiablement le garnissage.
Pour les tapis en laine ou avec inserts gel, je passe l'aspirateur après chaque utilisation et je les lave à la main tous les mois. C'est plus long, mais ces modèles coûtent entre 60 et 80 euros. Autant prendre 15 minutes pour les préserver plutôt que de devoir les racheter au bout de 6 mois.
Mes réponses aux questions fréquentes
Combien de tapis faut-il avoir par cheval ?
J'ai trois tapis par cheval : deux identiques pour l'usage quotidien, et un de rechange. Comme je lave les tapis toutes les deux semaines, j'en ai toujours un propre disponible. Le troisième me sauve quand un tapis est encore humide ou si j'ai oublié de lancer une machine. Pour un cavalier qui monte 2-3 fois par semaine, deux tapis suffisent largement.
Un tapis synthétique vaut-il un tapis en coton naturel ?
Ça dépend du synthétique. J'ai des tapis synthétiques techniques qui fonctionnent aussi bien que mes modèles en coton, parfois même mieux pour l'évacuation de l'humidité. Par contre, les synthétiques premier prix à 18 euros créent souvent un effet sauna désagréable.
Le coton naturel respire bien et absorbe correctement, mais il sèche plus lentement. Le synthétique de qualité sèche en quelques heures, pratique quand on a plusieurs séances dans la journée. Mon choix : coton pour l'usage standard, synthétique technique pour l'été ou l'utilisation intensive.
Peut-on utiliser le même tapis pour toutes les disciplines ?
Les tapis polyvalents existent et fonctionnent bien pour un usage mixte dressage-obstacle. J'utilise le même tapis pour mes cours de CSO et mes séances de plat. Par contre, pour la randonnée longue distance, je préfère un modèle spécifique plus épais qui protège mieux sur la durée.
Le western demande vraiment un pad dédié, impossible d'utiliser un tapis classique sous une selle western. L'épaisseur et la surface de contact sont complètement différentes. Si vous pratiquez plusieurs disciplines, investissez dans un bon tapis polyvalent et un modèle spécialisé pour votre discipline principale.
À quelle fréquence changer de tapis ?
Un bon tapis dure facilement 2 à 3 ans avec un entretien correct. Mes tapis les plus anciens ont 28 mois et sont toujours en excellent état. Les signes qu'il faut remplacer : le garnissage ne reprend plus sa forme après pression, les coutures commencent à lâcher, ou le tissu devient rêche et rigide.
Si votre tapis s'affaisse complètement sous le poids de la selle ou crée des plis qui marquent le dos du cheval, changez-le immédiatement. Un tapis usé peut causer des blessures dorsales qui coûteront bien plus cher qu'un nouveau tapis à 35 euros.
Les tapis avec gel ou mousse à mémoire de forme sont-ils vraiment utiles ?
Pour un cheval avec un dos standard et une selle bien adaptée, pas forcément. Ma jument qui n'a aucun problème dorsal va aussi bien avec un tapis classique à 32 euros qu'avec mon modèle gel à 68 euros. La différence n'est pas assez significative pour justifier le double du prix.
Par contre, mon jeune cheval avec un garrot très prononcé et un dos légèrement asymétrique a vraiment bénéficié du passage à un tapis à mémoire de forme. Il ne présente plus aucune zone sensible au pansage, alors qu'avant il tiquait régulièrement. Pour les chevaux sensibles ou morphologies difficiles, l'investissement vaut le coup.
Faut-il acheter un tapis de la même marque que sa selle ?
Absolument pas. J'utilise des tapis de quatre marques différentes sous mes trois selles sans aucun problème. Ce qui compte, c'est que le tapis soit adapté à la forme de votre selle et à la morphologie de votre cheval, pas qu'il porte le même logo. Les vendeurs essaient parfois de pousser des ensembles complets, mais c'est rarement nécessaire. Choisissez le tapis pour ses qualités propres, pas pour la cohérence visuelle avec votre matériel.
Ce que j'aurais aimé savoir avant d'acheter mon premier tapis
Quand j'ai commencé, je choisissais mes tapis uniquement sur les couleurs et le prix. Résultat : j'ai accumulé cinq tapis inadaptés en deux ans. Un qui glissait systématiquement vers l'avant. Un autre qui créait des frottements au niveau du garrot. Un troisième tellement fin qu'il ne protégeait rien. Deux qui ont rétréci au premier lavage.
Aujourd'hui, je sais qu'un bon tapis doit d'abord être fonctionnel. La couleur vient en dernier critère. Je vérifie systématiquement la densité du garnissage, la qualité des coutures, la présence d'un système anti-glisse, et les recommandations de lavage. Je pose des questions sur la tenue dans le temps avant de regarder si le bordeaux va bien avec ma selle.
Mon meilleur conseil : investissez 40 euros dans un tapis correct plutôt que 22 euros dans un modèle qui tiendra 4 mois. Sur deux ans, vous économiserez de l'argent et votre cheval vous remerciera. Et si vous hésitez entre deux modèles, prenez celui qui a les meilleures finitions, même s'il coûte 8 euros de plus. Ces 8 euros se retrouvent dans la durabilité.
Mon approche pour tester le matériel équestre
Chaque tapis présenté dans ce guide a été utilisé pendant minimum 4 mois sur mes chevaux ou ceux de mes pensionnaires. Je ne recommande jamais un produit que je n'ai pas vu vieillir en conditions réelles d'utilisation.
Je vérifie comment le garnissage tient après 10 lavages, si les coutures résistent à l'usage intensif, si le tissu garde sa souplesse dans le temps. Les premières impressions comptent peu face à ce que le matériel devient après 6 mois de travail quotidien.
Mes cavaliers testent sans le savoir. Leurs retours après plusieurs semaines d'utilisation me disent exactement ce qui fonctionne et ce qui pose problème. Un tapis peut sembler parfait la première semaine et révéler des défauts majeurs au bout d'un mois.
— Violaine Bergeron, monitrice d'équitation à Saumur
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